- Dec 12, 2025
JANVIER : LE PIÈGE DU NOUVEAU DÉPART
- Laurine Brame
- ✧ Chroniques de l'Edition Event ✧
Quand "tout changer" devient l'ennemi du changement
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Janvier arrive avec son cortège de promesses. « Cette année, je vais tout changer. » « Cette année, ce sera différent. » Les salles de sport se remplissent, les applications de méditation explosent, les agendas se garnissent de bonnes intentions.
Et puis, mi-février, tout s'effondre. Les résolutions sont abandonnées, les abonnements oubliés, la culpabilité s'installe. « Encore raté. Décidément, je n'y arrive pas. »
Mais si le problème n'était pas vous ? Si le problème était le modèle lui-même ?
Parce que les résolutions du Nouvel An ne sont pas une invitation au changement. Elles sont, souvent, une violence symbolique déguisée en optimisme. Une injonction à devenir quelqu'un d'autre, immédiatement, radicalement. Comme si vous pouviez vous réinventer d'un coup de baguette magique calendaire.
Spoiler : vous ne le pouvez pas. Et c'est tant mieux.
Parce que le changement véritable, celui qui tient, celui qui transforme, ne fonctionne pas comme ça. Il ne vient pas d'une liste ambitieuse écrite dans l'euphorie du 31 décembre. Il vient de micro-ajustements, répétés, incarnés, intégrés dans la texture de votre quotidien.
Janvier ne devrait pas être le mois des grandes résolutions. Il devrait être le mois des tout petits gestes.
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Pourquoi les résolutions ne fonctionnent pas (et pourquoi ce n'est pas de votre faute)
Chaque année, c'est la même histoire. Début janvier, on se sent invincible. « Cette fois, c'est la bonne. » On se fixe des objectifs ambitieux : faire du sport 4 fois par semaine, arrêter le sucre, méditer tous les matins, lire notre PLL (pile de livres à lire), ranger et trier toute la maison, apprendre une langue, mieux s'organiser.
Et puis, la vie reprend.
Le réveil sonne trop tôt. Le quotidien résiste. Les enfants sont malades, le travail déborde, la fatigue s'accumule. Et petit à petit, les résolutions glissent. D'abord, on saute une journée. « Ce n'est pas grave, je rattrape demain. » Puis deux. Puis une semaine. Et puis, on abandonne. Avec, en prime, un sentiment d'échec cuisant.
Mais voici ce que personne ne vous dit : ce n'est pas vous qui avez échoué. C'est le modèle qui est bancal.
Les résolutions du Nouvel An reposent sur trois mythes profondément ancrés dans notre culture, mais radicalement faux d'un point de vue psychologique.
Mythe 1 : Le changement doit être radical pour être réel
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Notre culture valorise les transformations spectaculaires. Les « avant/après », les « j'ai tout changé du jour au lendemain », les récits de réinvention totale. Comme si un changement valable devait être visible, impressionnant, radical.
Mais le cerveau, lui, déteste les changements radicaux.
Les neurosciences nous enseignent que notre système nerveux est conçu pour maintenir la stabilité, l'homéostasie. Tout changement brutal est perçu comme une menace. Le cerveau active alors des mécanismes de résistance pour revenir à l'état familier, même si cet état n'est pas optimal.
C'est ce qu'on appelle le biais de statu quo : nous préférons inconsciemment ce qui est connu, même inconfortable, à ce qui est inconnu, même potentiellement meilleur.
Donc quand vous décidez, le 1er janvier, de tout bouleverser – alimentation, rythme de vie, habitudes – votre cerveau panique. Il interprète ce changement comme un danger et mobilise toutes ses ressources pour vous ramener à l'ancien équilibre.
Résultat : vous luttez contre votre propre système nerveux. Et le système nerveux gagne toujours.
Mythe 2 : La motivation suffit
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Début janvier, vous êtes motivé. L'enthousiasme du Nouvel An vous porte. « Cette année, je vais y arriver ! » Vous vous imaginez déjà transformé, épanoui, accompli.
Mais la motivation est une émotion. Et les émotions fluctuent.
Dans deux semaines, quand il fera froid, quand vous serez fatigué, quand la routine aura repris, la motivation aura disparu. Et vous vous retrouverez face à vos résolutions avec une question terrifiante : « Comment je fais maintenant ? »
La psychologie comportementale (James Clear, BJ Fogg, Charles Duhigg) nous enseigne que la motivation ne crée pas le changement durable. C'est l'inverse : les petites actions répétées créent la motivation.
Quand vous posez un geste, même minuscule, vous créez une boucle de renforcement positif. « J'ai fait quelque chose. Ça a marché. Je peux refaire. » Cette réussite génère de la motivation pour recommencer. Et petit à petit, l'habitude s'installe.
Mais si vous commencez par une résolution immense que vous ne pouvez pas tenir, vous créez l'inverse : une boucle d'échec. « J'ai essayé. Je n'ai pas tenu. Je suis nul. Je ne vais pas recommencer. »
Mythe 3 : Le changement vient de la volonté
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« Il suffit de vouloir. » « Tu dois te forcer. » « C'est une question de discipline. »
Non.
Notre culture néolibérale a créé le mythe que vouloir suffit. Que si vous échouez, c'est parce que vous ne voulez pas assez fort. C'est une violence.
La réalité : la motivation fluctue naturellement. Elle n'est pas une ligne droite ascendante. Elle monte, descend, disparaît, revient. Et c'est normal.
Construire sa vie sur la motivation, c'est construire sur du sable. Ce qui tient dans le temps, ce ne sont pas les élans motivationnels - ce sont les structures, les habitudes, les environnements aménagés.
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Le changement durable ne vient pas de la volonté brute. Il vient d'un ajustement identitaire.
Vous ne tenez pas une habitude parce que vous vous forcez. Vous la tenez parce qu'elle devient cohérente avec qui vous êtes.
Exemple : quelqu'un qui se voit comme « une personne qui fait du sport » n'a pas besoin de se forcer à aller courir. C'est juste ce que font les gens comme elle. L'identité porte le comportement.
Mais quelqu'un qui se voit comme « quelqu'un de paresseux qui devrait faire plus de sport » devra mobiliser une énergie colossale pour chaque séance. Parce qu'il lutte contre son identité.
Les grandes résolutions de janvier ignorent cette réalité. Elles vous demandent de changer vos comportements sans d'abord ajuster votre identité. Et ça ne marche pas.
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Janvier : le Black Friday de la transformation personnelleL'effet yoyo du développement personnel
Janvier est le mois le plus lucratif pour l'industrie du développement personnel, du fitness, des régimes, du coaching. Les entreprises le savent : vous êtes vulnérables en janvier.
Vous sortez d'une période difficile (décembre). Vous êtes fatiguées, déçues de vous-même, pleines de culpabilité. Vous voulez changer. Vous êtes prêtes à payer pour une solution.
Et l'industrie vous vend des promesses : « Transforme ta vie en 30 jours ! » « Perds 10 kg en janvier ! » « Deviens la meilleure version de toi-même ! »
Ces promesses jouent sur plusieurs leviers psychologiques :
L'urgence : « Profite de l'offre janvier ! »
La preuve sociale : « 10 000 personnes l'ont déjà fait ! »
Le fantasme du changement rapide : « En seulement X jours ! »
La culpabilité : « Si tu ne fais rien maintenant, quand le feras-tu ? »
Vous connaissez l'effet yoyo des régimes. Restriction drastique → frustration croissante → craquage → culpabilité → reprise de poids → nouveau régime.
Le développement personnel fonctionne souvent selon la même logique :
Résolution ambitieuse → enthousiasme initial → difficulté à tenir → culpabilité → abandon → sentiment d'échec → nouvelle résolution l'année suivante.
Ce cycle ne produit pas de transformation. Il produit de l'épuisement et un sentiment d'incapacité chronique.
C'est un business model basé sur votre échec répété qui comptent sur le fait que vous allez échouer.
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À chaque échec, vous intériorisez un peu plus l'idée que « vous n'êtes pas capable ». Que « vous manquez de volonté ». Que « vous êtes faible ». Ces croyances deviennent des prophéties auto-réalisatrices : plus vous croyez que vous ne pouvez pas, moins vous pouvez.
Le problème n'est pas vous. Le problème est le modèle.
Les résolutions de janvier, c'est l'effet régime appliqué au développement personnel. Et ça marche aussi mal.
La violence douce des injonctions au changement
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Il y a aussi une dimension socioculturelle à questionner. Janvier, c'est le mois des injonctions déguisées en bienveillance.
« Nouvelle année, nouveau toi ! »
« C'est le moment de te transformer ! »
« Cette année, sois la meilleure version de toi-même ! »
Mais ces messages portent un sous-texte toxique : tu n'es pas assez. Tel que tu es, tu ne suffis pas. Il faut que tu deviennes quelqu'un d'autre.
Janvier amplifie cette injonction : « L'année commence, tu dois te dépasser ! » Mais cette logique ignore un fait biologique simple : nous sommes des organismes vivants qui ont besoin de cycles de repos et d'activité. Pas des machines à performer.
C'est une forme de violence symbolique. Parce que ça nie la légitimité de ce que vous êtes, ici, maintenant. Ça transforme votre existence actuelle en « brouillon » à corriger, en « avant » qui attend son « après ».
Et si vous étiez déjà suffisant ?
Cela ne veut pas dire qu'il ne faut jamais changer, jamais grandir, jamais ajuster. Mais il y a une différence entre grandir depuis ce que vous êtes, et vous forcer à devenir quelqu'un d'autre.
L'un est un élan. L'autre est une violence.
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JANVIER EST UN MOIS D'HIVER, PAS DE PRINTEMPS
Janvier devrait être un mois de lenteur, pas d'accélération.
Tout comme la nature, nous avons besoin de ralentir en hiver, de moins produire, de nous replier davantage. Mais notre culture moderne ignore complètement ces rythmes naturels.
La pression à contre-saison
Imaginez qu'on vous demande de planter des graines en plein hiver, en vous disant « C'est le moment ! Nouvelle saison ! » Vous savez intuitivement que c'est absurde. Les graines ne pousseront pas dans le sol gelé.
Pourtant, c'est exactement ce qu'on fait avec les résolutions de janvier. On plante des intentions dans un sol non préparé, dans des conditions défavorables, et on s'étonne qu'elles ne prennent pas racine.
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Les micro-ajustements : une autre voieAlors, que faire ? Renoncer à tout changement ? Se résigner à stagner ?
Non. Juste changer d'approche.
Ce qui fonctionne, ce ne sont pas les grandes résolutions spectaculaires. Ce sont les micro-ajustements : des gestes minuscules, répétés, incarnés, intégrés dans la texture de votre quotidien.
Qu'est-ce qu'un micro-ajustement ?
Un micro-ajustement, ce n'est pas « Je vais changer ma vie ».
C'est « Je vais poser un geste différent, une fois. »
Exemples concrets
Grande résolution : « Je vais boire 2 litres d'eau par jour. »
Micro-ajustement : « Je bois un verre d'eau en me levant. »
Grande résolution : « Je vais méditer 20 minutes tous les matins. »
Micro-ajustement : « Je m'assieds 30 secondes en silence avant de commencer ma journée. »
Grande résolution : « Je vais désencombrer toute la maison. »
Micro-ajustement : « Je range un tiroir. »
Grande résolution : « Je vais faire du sport 4 fois par semaine. »
Micro-ajustement : « Je fais 5 minutes d'étirement en me levant. »
Grande résolution : « Je vais lire 50 livres cette année. »
Micro-ajustement : « Je lis une page avant de dormir. »
Pourquoi ça marche ?
1. C'est faisable immédiatement
Un micro-ajustement ne nécessite ni ressources particulières, ni contexte idéal, ni énergie immense. Vous pouvez le faire maintenant.
Pas « quand vous aurez le temps », pas « quand vous serez motivé », pas « quand les conditions seront réunies ».
Maintenant.
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2. Ça génère une réussite immédiate
Quand vous posez un micro-geste, vous réussissez. Immédiatement. Votre cerveau enregistre : « J'ai fait quelque chose. Ça a marché. » Cette réussite crée un renforcement positif.
À l'inverse, une grande résolution génère souvent un échec immédiat. « Je devais méditer 20 minutes, j'ai tenu 5 minutes, j'ai échoué. » Renforcement négatif.
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3. Ça s'accumule progressivement
Un micro-ajustement ne transforme pas votre vie du jour au lendemain. Mais répété quotidiennement, il crée un effet cumulatif.
Boire un verre d'eau tous les matins pendant un mois = 30 verres d'eau. Sans effort. Sans lutte. Juste par répétition douce.
Et surtout, un micro-ajustement en appelle un autre. Quand vous buvez votre verre d'eau le matin, vous créez une petite victoire. Cette victoire génère de l'énergie pour un autre micro-geste. « Tiens, et si j'ouvrais la fenêtre 2 minutes ? »
Petit à petit, sans forcer, votre quotidien se réorganise.
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4. Ça ne crée pas de résistance interne
Votre système nerveux ne perçoit pas un micro-ajustement comme une menace. C'est trop petit pour déclencher une alarme. Vous contournez les mécanismes de résistance.
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5. Ça permet l'ajustement identitaire progressif
Quand vous posez un micro-geste régulièrement, vous commencez à vous voir différemment.
« Je suis quelqu'un qui boit un verre d'eau le matin. »
« Je suis quelqu'un qui range un tiroir de temps en temps. »
« Je suis quelqu'un qui s'étire au réveil. »
L'identité se modifie doucement. Et quand l'identité change, les comportements suivent naturellement.
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Composer avec, plutôt que forcer contre
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Cette approche rejoint une philosophie plus large que je porte dans mon travail : composer avec, plutôt que forcer contre.
Nos vies ne se transforment pas par des actes de volonté héroïque. Elles se transforment par des ajustements subtils, répétés, attentifs.
Composer avec ses ingrédients
Vous avez des ingrédients : votre tempérament, votre rythme naturel, vos sensibilités, vos forces, vos limites, votre histoire, vos contraintes actuelles.
Deux choix :
Ignorer ces ingrédients et essayer de devenir quelqu'un d'autre → épuisement, échec, honte
Composer avec ces ingrédients et créer une vie qui leur convient → ajustement progressif, durabilité, paix
Les résolutions de janvier suivent le chemin 1. Je vous propose le chemin 2.
Composer avec, c'est :
Reconnaître ce qui est là (vos limites, votre énergie, vos résistances)
Trouver le plus petit geste possible qui répond à un besoin
Le répéter sans jugement
Observer ce qui émerge
Forcer contre, c'est :
Ignorer vos limites
Imposer un changement brutal
Lutter contre votre propre système
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Vous épuiser et abandonner
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Les grandes résolutions de janvier relèvent du "forcer contre". Les micro-ajustements relèvent du "composer avec".
Et ce qui est beau avec cette approche, c'est qu'elle ne vous demande pas d'être quelqu'un d'autre. Elle vous invite à habiter qui vous êtes, en ajustant progressivement pour rejoindre là où vous souhaitez aller d’un peu plus près, un peu plus souvent.
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Votre feuille de route janvier alternative
Si vous voulez quand même « faire quelque chose » en janvier (parce que l'envie de changement est légitime), voici une approche différente.
Étape 1 : Identifier UN besoin (pas un comportement)
Ne commencez pas par « Je veux faire X ». Commencez par « De quoi ai-je besoin ? »
Exemples de besoins :
Besoin de calme
Besoin de mouvement
Besoin de créativité
Besoin de lien
Besoin d'espace
Besoin de légèreté
Besoin de sens
Prenez le temps de sentir. Pas de réfléchir. Sentir. Qu'est-ce qui manque en ce moment ? Qu'est-ce qui crie doucement en vous ?
Étape 2 : Trouver UN micro-geste qui y répond
Pour ce besoin, trouvez le plus petit geste possible qui y répond.
Exemples :
Besoin de calme → 2 minutes de silence en buvant mon café
Besoin de mouvement → 5 minutes d'étirement en me levant
Besoin de créativité → Dessiner un gribouillis dans un carnet
Besoin de lien → Envoyer un message à une personne qui compte
Besoin d'espace → Ranger un tiroir, une étagère
Besoin de légèreté → Mettre une musique que j'aime en préparant le petit-déjeuner
Besoin de sens → Écrire une phrase sur ce qui compte pour moi aujourd'hui
Important : le geste doit être ridiculement petit. Si vous pensez « c'est trop facile », c'est parfait. C'est exactement ça.
Étape 3 : Le faire une fois. Juste une fois.
Ne vous engagez pas à le faire tous les jours. Ne créez pas de pression. Juste : « Je vais le faire une fois. »
Demain matin, vous buvez votre verre d'eau. C'est tout. Pas de promesse pour après-demain. Juste demain.
Étape 4 : Observer ce qui se passe
Après avoir posé ce micro-geste, prenez 10 secondes pour observer :
Comment je me sens ?
Qu'est-ce que ça a changé, même infime ?
Est-ce que ça me donne envie de recommencer ?
Si oui : recommencez le lendemain.
Si non : soit vous ajustez le geste (peut-être trop ambitieux encore), soit vous explorez un autre besoin.
Étape 5 : Laisser l'effet cumulatif se déployer
Faites confiance au processus. Vous n'avez pas besoin de planifier les 365 jours de l'année. Vous avez juste besoin de poser ce micro-geste aujourd'hui.
Et puis demain. Et puis après-demain.
Petit à petit, quelque chose se construit. Sans héroïsme. Sans lutte. Juste par répétition douce et attentive.
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Astuce
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Créer des "Conditions Facilitantes" au lieu de mobiliser la volonté
Votre environnement est plus puissant que votre volonté.
Proposition : Au lieu d'essayer de « te motiver », rends le changement facile en modifiant ton environnement.
Exemples concrets
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Si vous voulez lire plus :
Ne comptez pas sur votre motivation
Créez un coin lecture visible avec un livre déjà ouvert
Laissez votre téléphone dans une autre pièce le soir
Mettez un livre sur votre table de nuit
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Si vous voulez mieux manger :
Ne comptez pas sur votre discipline
Préparez des légumes lavés et coupés visibles dans le frigo
Mettez les snacks moins sains hors de vue
Ayez toujours une option saine prête à manger
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Si vous voulez plus bouger :
Ne comptez pas sur votre énergie
Laissez vos chaussures de marche à l'entrée
Mettez votre tenue de sport sur une chaise visible
Créez un « coin mouvement » chez vous avec un tapis
Le principe : Vous ne changez pas vous - vous changez votre environnement pour que le comportement souhaité devienne le chemin de moindre résistance.
Utiliser votre "Trousse Intérieure" pour vous ancrer
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Les outils que je vous ai proposés en décembre restent pertinents en janvier :
La Boîte à Transitions : Pour marquer les passages entre sollicitations
Le Coin Refuge : Pour vous reposer sans culpabilité
La Boîte à Ressources Sensorielles : Pour réguler votre système nerveux
Les Micro-Ajustements Environnementaux : Pour rendre les comportements souhaités plus faciles
Ces outils ne sont pas des gadgets. Ils sont des structures qui vous soutiennent quand la motivation s'effondre.
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Janvier, une continuation naturelle
Janvier n'est pas un nouveau départ. C'est une continuation en période de récupération.
Le calendrier est une construction sociale. Votre psychisme, lui, ne se réinitialise pas au Nouvel An.
Donc au lieu de vous demander « Qui vais-je devenir cette année ? », demandez-vous plutôt :
« Comment puis-je continuer à habiter ma vie, en ajustant progressivement ce qui me conviendrait mieux ? »
Ce n'est pas spectaculaire. Ce n'est pas instagrammable. Ça ne fait pas un bon récit de transformation.
Mais c'est réel. C'est tenable. Et en continuité naturelle de là où vous êtes déjà.
Parce que vous n'avez pas besoin de devenir quelqu'un d'autre. Vous avez besoin d'habiter et de déployer qui vous êtes et ce que vous vivez avec plus de justesse.
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Et si vous sentez que vous avez besoin d'un cadre pour explorer cette approche, pour apprendre à composer avec vos ingrédients plutôt que de lutter contre eux, mon parcours expérientiel "(S')Habiter Autrement" peut être cet espace.
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Laurine - Psychologue & Créatrice d'espaces intérieurs habités